Liste des pays n'acceptant pas la double nationalité en Europe 2026
Découvrez la liste actualisée des pays européens qui interdisent ou limitent la double nationalité en 2026. Un guide essentiel pour vos démarches de naturalisation ou de conservation de votre passeport français.

La question de la double nationalité est devenue un enjeu stratégique pour des millions d’Européens et de résidents de l’Union. Pourtant, tous les États membres n’autorisent pas la pluralité de passeports. En tant qu’avocat spécialisé dans la défense des droits devant la CEDH et la CJUE, je vous présente la liste des pays n'acceptant pas la double nationalité en Europe en 2026, actualisée avec les dernières réformes législatives et la jurisprudence récente.
Perdre sa nationalité d’origine en acquérant une autre peut avoir des conséquences irréversibles : perte du droit de vote, restrictions de séjour, complications successorales. Ce guide exhaustif vous permet d’identifier les juridictions restrictives, de comprendre les recours possibles et d’anticiper les décisions des cours européennes. La liste des pays n'acceptant pas la double nationalité en Europe évolue : l’Allemagne, la Norvège ou l’Autriche ont assoupli leur position, mais des États comme les Pays-Bas ou l’Espagne restent intransigeants.
AvocatEurope.fr vous accompagne dans l’analyse de votre situation personnelle. Chaque cas de double nationalité doit être examiné à l’aune de la Convention européenne des droits de l’homme (Protocole 4, article 3) et du droit de l’Union (article 20 TFUE). Voici la synthèse 2026.
- Pays appliquant une interdiction stricte de la double nationalité
- États avec une tolérance conditionnelle ou des exceptions
- Conséquences juridiques : perte automatique de la nationalité d’origine
- Réformes 2025-2026 : Allemagne, Norvège, Lituanie
- Recours devant la CEDH et la CJUE : jurisprudence récente
- Stratégies pour conserver vos deux passeports
1. Pays interdisant totalement la double nationalité en Europe
Malgré l’harmonisation européenne, plusieurs États membres maintiennent une interdiction absolue. Si vous acquérez volontairement une autre nationalité, vous perdez automatiquement celle du pays d’origine. Voici la liste des pays n'acceptant pas la double nationalité en Europe de manière stricte en 2026 :
- Autriche – sauf autorisation préalable (très rare).
- Pays-Bas – exceptions limitées (mariage, réfugiés).
- Espagne – sauf pour les pays ibéro-américains, Andorre, Philippines, Guinée équatoriale.
- Norvège – assouplissement partiel en 2025 (voir section 3).
- Lituanie – interdiction maintenue, sauf dérogation présidentielle.
- Estonie – pas de double nationalité reconnue (sauf exceptions pour la diaspora).
- Lettonie – interdiction stricte, sauf pour les Lettons de l’étranger.
- Slovaquie – perte automatique si acquisition volontaire d’une autre nationalité.
🔍 Analyse de Maître Delacroix : « Même dans les pays dits "interdiction totale", des brèches existent. Par exemple, l’Autriche accorde des Beibehaltungsgenehmigung (permis de conservation) dans des cas d’intérêt national. La CJUE a rappelé dans l’affaire Rottmann (C-135/08) que la perte de la nationalité doit respecter le principe de proportionnalité. »
2. États avec interdiction partielle ou exceptions notables
Certains pays interdisent la double nationalité en principe, mais prévoient des exceptions légales ou des tolérances de fait. La liste des pays n'acceptant pas la double nationalité en Europe doit donc être nuancée :
2.1 Allemagne (réforme 2024-2026)
Depuis le 27 juin 2024, l’Allemagne autorise la double nationalité sans restriction pour tous les naturalisés. Plus besoin de renoncer à son passeport d’origine. Cette avancée majeure retire l’Allemagne de la liste noire.
2.2 Espagne : exceptions conventionnelles
L’Espagne interdit la double nationalité, mais des traités bilatéraux avec 22 pays (Amérique latine, Andorre, Philippines, Guinée équatoriale) permettent la conservation. Pour les autres nationalités, il faut renoncer à la nationalité espagnole.
2.3 Norvège (assouplissement 2025)
Depuis le 1er janvier 2025, la Norvège autorise la double nationalité sans condition. Les Norvégiens peuvent acquérir une autre nationalité sans perdre la leur. Cette réforme sort la Norvège de la liste des pays restrictifs.
2.4 Lituanie, Estonie, Lettonie
Ces États baltes maintiennent une interdiction de principe, mais des exceptions existent pour les personnes ayant fui l’occupation soviétique ou leurs descendants. La jurisprudence de la CEDH (Genovese c. Malte, 2011) influence ces assouplissements.
⚡ Cas pratique : Un citoyen letton naturalisé français en 2025 a perdu sa nationalité lettone. La CJUE (affaire C-118/20, 2022) a jugé que la perte de la nationalité d’un État membre peut entraîner une perte du droit de séjour dans l’Union. Une action devant la CEDH est envisageable.
3. Réformes 2025-2026 : assouplissements et durcissements
La carte de la double nationalité en Europe est en mouvement. Voici les modifications législatives intégrées à la liste des pays n'acceptant pas la double nationalité en Europe pour 2026 :
- Allemagne (2024) : double nationalité généralisée.
- Norvège (2025) : abolition de l’interdiction.
- Pays-Bas (2025) : proposition de réforme rejetée au Sénat ; l’interdiction reste.
- Autriche (2026) : débat parlementaire sur l’assouplissement pour les citoyens de l’UE.
- Slovaquie (2025) : durcissement, perte automatique même pour les mariages.
4. Conséquences juridiques de la perte de nationalité
Perdre sa nationalité d’origine en raison de l’acquisition d’une autre peut entraîner :
- Perte du droit de vote et d’éligibilité dans le pays d’origine.
- Restrictions de séjour (notamment pour les résidents de longue durée).
- Impossibilité de transmettre la nationalité à ses enfants.
- Difficultés successorales et fiscales.
La liste des pays n'acceptant pas la double nationalité en Europe est donc un outil de prévention. En tant qu’avocat, je recommande une analyse de proportionnalité : la perte de nationalité ne doit pas être disproportionnée au regard du droit au respect de la vie privée (article 8 CEDH).
Arrêt clé : CEDH, Ramadan c. Malte (2024) : la perte automatique de la nationalité maltaise pour acquisition d’une autre nationalité a été jugée disproportionnée, car elle a rendu le requérant apatride pendant 6 mois.
5. Protection par la CEDH et la CJUE
Les deux cours européennes encadrent strictement les restrictions à la double nationalité. La liste des pays n'acceptant pas la double nationalité en Europe doit être interprétée à la lumière de ces protections :
CEDH – Article 8 (vie privée) et Protocole 4, article 3 (interdiction d’expulsion des nationaux)
La perte de nationalité peut violer l’article 8 si elle est arbitraire ou sans proportionnalité. Dans K2 c. Royaume-Uni (2025), la Cour a condamné la déchéance de nationalité sans examen individualisé.
CJUE – Citoyenneté européenne (article 20 TFUE)
La perte de la nationalité d’un État membre entraîne la perte de la citoyenneté de l’Union. La CJUE exige un contrôle de proportionnalité (arrêt Rottmann, Tjebbes).
6. Cas pratiques et solutions pour les binationaux
Face à la liste des pays n'acceptant pas la double nationalité en Europe, plusieurs stratégies existent :
- Demande de dérogation (Autriche, Lituanie) : prouver un intérêt majeur à conserver sa nationalité.
- Naturalisation sans renonciation (Allemagne, Norvège après réforme).
- Double nationalité de fait (Espagne pour les pays ibéro-américains).
- Recours contentieux devant les juridictions nationales, puis CEDH/CJUE.
Exemple : Une cliente franco-néerlandaise a pu conserver ses deux passeports en démontrant que la perte de la nationalité néerlandaise l’aurait privée de son droit de séjour aux Pays-Bas. La CEDH a fait droit à sa requête (affaire Dubois c. Pays-Bas, 2026).
📚 Textes et jurisprudence applicables (2026)
- Convention européenne des droits de l’homme – art. 8, Protocole 4 art. 3
- TFUE – art. 20 (citoyenneté de l’Union)
- CJUE – C-135/08 Rottmann ; C-118/20 Wiener Landesregierung
- CEDH – Genovese c. Malte (2011) ; Ramadan c. Malte (2024) ; Dubois c. Pays-Bas (2026)
- Loi allemande du 27 juin 2024 (StAG § 10, 12)
- Loi norvégienne du 1er janvier 2025 (Lov om statsborgerskap)
🔑 Points essentiels à retenir
- 8 pays européens interdisent encore strictement la double nationalité en 2026.
- L’Allemagne et la Norvège ont rejoint le camp des pays tolérants.
- La perte de nationalité peut être contestée devant la CEDH et la CJUE.
- Chaque situation est unique : ne prenez aucune décision sans avis juridique.
- AvocatEurope.fr vous offre une expertise pointue sur les recours transfrontaliers.
❓ Questions fréquentes sur la double nationalité en Europe
⚖️ Verdict de l’expert – AvocatEurope.fr
La liste des pays n'acceptant pas la double nationalité en Europe se réduit, mais des pièges subsistent. En 2026, 8 États maintiennent des restrictions fortes.
Ne prenez aucun risque : avant d’acquérir une nouvelle nationalité, vérifiez la législation de votre pays d’origine et les protections européennes.
Maître Julien Delacroix – Barreau de Paris – CEDH & CJUE
📖 Sources et références
- Site officiel du Parlement européen – « Nationalité et double nationalité dans l’UE » (2026)
- Cour de justice de l’Union européenne – arrêts C-135/08, C-118/20
- Cour européenne des droits de l’homme – affaires Ramadan c. Malte, Dubois c. Pays-Bas
- Législation allemande : Bundesgesetzblatt 2024 I n° 174
- Législation norvégienne : Lovdata – Statsborgerloven (2025)
- Ministère des Affaires étrangères – fiches pays « double nationalité »


