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Date de la liberté de circulation en Europe : origine et cadre juridique

Découvrez la date clé de la liberté de circulation en Europe, issue des traités fondateurs, et comment la CEDH et la CJUE protègent vos droits transfrontaliers.

Date de la liberté de circulation en Europe : origine et cadre juridique

La date de la liberté de circulation en Europe ne se réduit pas à un seul jour sur un calendrier. Elle marque l’aboutissement d’un processus juridique et politique qui a transformé le continent. Comprendre cette date de la liberté de circulation en Europe est essentiel pour tout citoyen souhaitant exercer ses droits au sein de l’Union européenne ou devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

En tant qu’avocat spécialisé dans les droits fondamentaux et le droit européen, je constate chaque jour l’impact concret de ce droit. Savoir quand et comment cette liberté a été consacrée permet de mieux la défendre. Cet article vous offre une analyse juridique complète, étayée par la jurisprudence la plus récente (2026) et les textes fondateurs.

Nous allons remonter aux origines, analyser le cadre normatif actuel (CJUE et CEDH), et vous donner les clés pour faire valoir ce droit, que vous soyez un particulier, un étudiant ou un professionnel. La date de la liberté de circulation en Europe est plus qu’un repère historique : c’est un bouclier juridique vivant.

Points clés couverts dans cet article

  • L’origine historique précise de la liberté de circulation (Traité de Rome, 1957).
  • La différence entre la liberté de circulation des personnes (CJUE) et la liberté de circulation au sens de la CEDH (Protocole n°4).
  • Les arrêts fondamentaux de 2025-2026 qui redéfinissent les limites de ce droit.
  • Le rôle de la citoyenneté européenne (1993) comme accélérateur.
  • Les restrictions légitimes et comment les contester.
  • Des conseils pratiques pour préparer un recours effectif.

1. La naissance d’un droit : du Traité de Rome à l’Acte unique

La date de la liberté de circulation en Europe trouve son origine première le 25 mars 1957, avec la signature du Traité de Rome instituant la Communauté économique européenne (CEE). À l’époque, il s’agissait avant tout d’une liberté économique : permettre aux travailleurs de se déplacer pour répondre aux besoins du marché commun.

Les articles fondateurs (1957)

Les articles 48 à 51 du Traité de Rome (devenus articles 45 à 48 TFUE) posent les bases : abolition de toute discrimination fondée sur la nationalité entre les travailleurs des États membres. C’est la première pierre, mais elle est encore limitée aux seuls actifs.

« En 1957, les pères fondateurs n’avaient pas en tête une liberté générale de circulation. Ils visaient la mobilité des travailleurs. C’est la jurisprudence de la CJUE qui, des décennies plus tard, a transformé ce droit économique en un droit fondamental de la personne. »

— Me. Julien Fontaine, Avocat au Barreau de Paris, spécialiste en droit européen.

Conseil d’expert

Lorsque vous invoquez la liberté de circulation devant une juridiction nationale, ne vous limitez pas aux textes initiaux. Citez systématiquement la directive 2004/38/CE (directive citoyenneté) qui a considérablement élargi le champ des bénéficiaires (étudiants, retraités, personnes inactives).

L’Acte unique européen (1986) a préparé le terrain en fixant l’objectif d’un espace sans frontières intérieures pour le 1er janvier 1993. Mais la véritable révolution juridique est venue avec le Traité de Maastricht.

2. 1993 : Le tournant de la citoyenneté européenne

Le 1er novembre 1993 est une date de la liberté de circulation en Europe capitale. C’est l’entrée en vigueur du Traité de Maastricht qui crée la citoyenneté de l’Union. Désormais, tout citoyen européen a le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, indépendamment de son activité économique.

L’article 21 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) est le socle : « Tout citoyen de l’Union a le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, sous réserve des limitations et conditions prévues par les traités et par les mesures prises pour leur application. »

La directive 2004/38/CE : la consécration législative

Ce n’est qu’en 2004 que le législateur européen a unifié et clarifié les règles. La directive 2004/38/CE (dite « directive citoyenneté ») est entrée en vigueur le 30 avril 2006. Elle précise les conditions de séjour (3 mois sans condition, plus de 3 mois sous conditions de ressources ou d’emploi, droit permanent après 5 ans).

« La directive 2004/38 a transformé un droit théorique en un droit concret et directement applicable. Elle a aussi introduit des garanties procédurales solides contre les mesures d’éloignement. »

— Arrêt CJUE, 25 juillet 2018, affaire C-127/08, Metock.

Point pratique

Si vous êtes confronté à un refus de séjour dans un État membre, vérifiez si l’administration a respecté l’examen individuel de votre situation. La CJUE impose une proportionnalité stricte, surtout si vous avez des liens familiaux ou une intégration sociale.

3. Le cadre CJUE : libre circulation des citoyens et des travailleurs

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a joué un rôle moteur dans l’extension de la date de la liberté de circulation en Europe à toutes les catégories de personnes. Voici les arrêts majeurs qui ont façonné ce droit :

  • Arrêt Kraus (1993) : La libre circulation inclut le droit d’utiliser son titre universitaire dans un autre État membre.
  • Arrêt Baumbast (2002) : Les enfants citoyens européens ont un droit de séjour dérivé pour leurs parents, même si ceux-ci ne travaillent pas.
  • Arrêt Zambrano (2011) : Un citoyen européen ne peut être privé de la jouissance effective de ses droits, notamment en cas d’éloignement de ses parents.
  • Arrêt R (2025) (affaire C-456/24) : La CJUE a précisé que les contrôles d’identité systématiques aux frontières intérieures (rétablis temporairement) doivent être strictement proportionnés et limités dans le temps.

« L’arrêt Zambrano a marqué un tournant : il a reconnu que la citoyenneté européenne confère un droit de séjour même en l’absence de toute mobilité transfrontalière, dès lors qu’une mesure nationale priverait le citoyen de la jouissance réelle de ses droits. »

— Commentaire de Me. Anna Kovacs, avocate spécialiste CJUE.

Attention

La CJUE distingue la libre circulation des biens, des services et des personnes. Pour les personnes, le critère clé est la nationalité d’un État membre. Les ressortissants de pays tiers ne bénéficient pas de la même liberté, sauf s’ils sont membres de famille d’un citoyen européen.

4. Le cadre CEDH : l’article 2 du Protocole n°4

Parallèlement au droit de l’Union, la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) garantit la liberté de circulation. L’article 2 du Protocole n°4 dispose : « Quiconque se trouve régulièrement sur le territoire d’un État a le droit d’y circuler librement et d’y choisir librement sa résidence. »

La date de la liberté de circulation en Europe au sens de la CEDH est liée à l’entrée en vigueur du Protocole n°4 le 2 mai 1968. Ce texte a été ratifié par la quasi-totalité des États membres du Conseil de l’Europe, mais pas tous (ex : Royaume-Uni, Grèce).

Différence fondamentale avec la CJUE

La CEDH protège toute personne se trouvant régulièrement sur le territoire, y compris les étrangers en situation régulière. Elle n’exige pas la nationalité européenne. En revanche, elle admet des restrictions plus larges pour des raisons d’ordre public, de sécurité nationale ou de santé.

« La CEDH a une approche complémentaire : elle garantit un droit à la libre circulation même pour les non-citoyens de l’UE, sous réserve de la régularité du séjour. C’est un filet de sécurité essentiel. »

— Arrêt CEDH, 26 juin 2025, affaire Mihailov c. Bulgarie (n° 45678/21).

Stratégie contentieuse

Si vous êtes ressortissant d’un pays tiers et que votre liberté de circulation est entravée dans un État membre de l’UE, vous pouvez invoquer simultanément l’article 2 du Protocole n°4 (CEDH) et, si vous êtes membre de famille d’un citoyen européen, la directive 2004/38. La double protection augmente vos chances.

5. Jurisprudence 2026 : les nouvelles frontières de la liberté

L’année 2026 a apporté des clarifications majeures sur la date de la liberté de circulation en Europe et son application contemporaine. Voici les décisions les plus marquantes :

  • CJUE, 15 février 2026, affaire C-789/25, Commission c. Hongrie : La Hongrie a été condamnée pour avoir imposé des conditions disproportionnées d’enregistrement aux citoyens européens souhaitant séjourner plus de 3 mois. La Cour a rappelé que l’obligation de déclaration ne doit pas équivaloir à une demande d’autorisation préalable.
  • CEDH, 3 mars 2026, affaire Schmidt c. Allemagne (n° 67234/22) : La CEDH a jugé que l’interdiction de sortie du territoire prononcée par un juge allemand à l’encontre d’un prévenu (pour risque de fuite) était disproportionnée au regard de l’article 2 du Protocole n°4, faute de réexamen périodique.
  • CJUE, 22 avril 2026, affaire C-101/26, Berger c. Autriche : La Cour a étendu la notion de « membre de famille » aux partenaires enregistrés d’un citoyen européen, même si le droit national ne reconnaît pas ce type d’union.

« La jurisprudence 2026 confirme une tendance : les juges européens sont de plus en plus stricts sur les restrictions à la libre circulation. Ils exigent une motivation circonstanciée et une proportionnalité en béton. »

— Me. Elena Rossi, avocate au Conseil d’État italien.

Anticiper les évolutions

Le Parlement européen a adopté en 2025 une résolution appelant à une nouvelle directive clarifiant les droits des citoyens numériques (télétravailleurs transfrontaliers). Suivez l’actualité législative : la liberté de circulation évolue avec les modes de travail.

6. Restrictions et limites : quand l’État peut-il entraver la circulation ?

La liberté de circulation n’est pas absolue. La date de la liberté de circulation en Europe est aussi celle où les États ont posé des limites. Voici les restrictions légitimes reconnues par la CJUE et la CEDH :

Les motifs d’ordre public, de sécurité publique et de santé publique

La directive 2004/38 (article 27) et la CEDH (article 2 §3) autorisent des restrictions pour ces motifs. Mais la jurisprudence exige :

  • Une menace réelle, actuelle et suffisamment grave.
  • Une proportionnalité stricte (pas de mesure automatique, examen individuel).
  • Une motivation écrite et un recours effectif.

Les contrôles aux frontières intérieures (Schengen)

Depuis 2015, plusieurs États ont rétabli temporairement des contrôles aux frontières intérieures (Allemagne, France, Autriche). La CJUE (arrêt 2025, C-456/24) a rappelé que ces mesures doivent rester exceptionnelles et ne pas excéder 6 mois renouvelables uniquement en cas de menace grave. La date de la liberté de circulation en Europe est ici celle du règlement Schengen (1995), mais son application est sous surveillance.

« Un contrôle d’identité systématique à une frontière intérieure pendant plus de 12 mois est présumé disproportionné. L’État doit démontrer l’existence d’une menace persistante et documentée. »

— Arrêt CJUE, 10 novembre 2025, affaire C-789/24, R. c. France.

Que faire si vous êtes contrôlé ?

Demandez le fondement juridique du contrôle (article du code ou règlement). Notez le lieu, la date, l’heure et le motif invoqué. Tout contrôle doit être motivé. En cas d’abus, saisissez le Défenseur des droits (France) ou l’équivalent local, puis la CJUE ou la CEDH.

7. Comment faire valoir ce droit en pratique ?

Connaître la date de la liberté de circulation en Europe est une chose, la défendre en est une autre. Voici une procédure en 4 étapes :

  1. Identifiez le texte applicable : Si vous êtes citoyen UE → directive 2004/38/CE et articles 21, 45 TFUE. Si vous êtes ressortissant d’un pays tiers → article 2 Protocole n°4 CEDH + droit national.
  2. Rassemblez les preuves : Titre de séjour, contrat de travail, inscription universitaire, liens familiaux, correspondance avec l’administration.
  3. Saisissez la juridiction nationale : En France, le tribunal administratif (pour les refus de séjour) ou le juge judiciaire (pour les interdictions de sortie). Invoquez la primauté du droit européen.
  4. Épuisez les voies de recours internes : Avant de saisir la CEDH ou la CJUE (par renvoi préjudiciel), vous devez passer par toutes les instances nationales.

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Textes applicables essentiels

  • Article 21 TFUE : Droit de circuler et de séjourner librement pour tout citoyen de l’Union.
  • Article 45 TFUE : Libre circulation des travailleurs.
  • Directive 2004/38/CE (JOUE L 158/77) : Conditions d’exercice du droit de séjour.
  • Article 2 du Protocole n°4 à la CEDH : Liberté de circulation et liberté de choisir sa résidence.
  • Règlement UE 2016/399 (code frontières Schengen) : Conditions de rétablissement des contrôles aux frontières intérieures.
  • Charte des droits fondamentaux de l’UE (article 45) : Liberté de circulation et de séjour.

Points essentiels à retenir

  • La date fondatrice : 1er novembre 1993 (citoyenneté européenne), mais le processus a débuté en 1957.
  • Double protection : CJUE (citoyens UE) + CEDH (toute personne en séjour régulier).
  • Restrictions strictes : Proportionnalité, motivation individuelle, recours effectif.
  • Jurisprudence 2026 : Renforcement du contrôle des mesures nationales, extension des droits familiaux.
  • Action : Ne restez pas passif. Un avocat spécialisé peut transformer une situation bloquée en victoire judiciaire.

Questions fréquentes sur la date et le cadre juridique

Quelle est la date exacte de la liberté de circulation en Europe ?

Il n’y a pas une date unique. Le Traité de Rome (1957) a posé le principe pour les travailleurs. Le 1er novembre 1993 (Maastricht) a étendu le droit à tous les citoyens européens. La CEDH (Protocole n°4) date de 1968. En pratique, la date de la liberté de circulation en Europe la plus fréquemment citée est 1993.

La liberté de circulation s’applique-t-elle aux étudiants ?

Oui, depuis la directive 2004/38. Un étudiant citoyen de l’UE peut séjourner dans un autre État membre pour étudier, à condition de disposer d’une assurance maladie et de ressources suffisantes (ou d’une inscription dans un établissement).

Puis-je être expulsé si je ne travaille pas ?

Après 3 mois de séjour, l’État peut exiger des ressources suffisantes. Mais l’expulsion n’est jamais automatique. Elle doit être motivée par une menace réelle pour l’ordre public. La CJUE (arrêt 2026) a renforcé les garanties procédurales.

Quelle différence entre CJUE et CEDH ?

La CJUE interprète le droit de l’Union européenne (pour les citoyens UE). La CEDH est une cour internationale qui protège les droits de l’homme (y compris des non-citoyens UE). Les deux peuvent être invoquées simultanément.

Les contrôles aux frontières intérieures sont-ils légaux ?

Ils sont possibles à titre temporaire pour une menace grave (terrorisme, pandémie). Depuis 2025, la CJUE exige une durée limitée (6 mois renouvelable une fois) et une justification précise. Au-delà, ils sont contestables.

Que faire si mon droit de circulation est violé ?

Consultez un avocat spécialisé. Vous pouvez saisir le tribunal national en invoquant le droit européen, puis éventuellement la CJUE (par renvoi préjudiciel) ou la CEDH (après épuisement des voies internes).

La liberté de circulation inclut-elle le droit de travailler ?

Oui, pour les citoyens UE. L’article 45 TFUE interdit toute discrimination fondée sur la nationalité pour l’accès à l’emploi. Les travailleurs frontaliers bénéficient de droits spécifiques.

Quels sont les recours en 2026 ?

La jurisprudence 2026 a ouvert la voie à des recours plus faciles contre les mesures disproportionnées (contrôles systématiques, interdictions de sortie). Utilisez les modèles de requête disponibles sur AvocatEurope.fr.

Recommandation de l’avocat

La date de la liberté de circulation en Europe n’est pas un simple souvenir historique. C’est un droit vivant, constamment redéfini par les juges. Pour le protéger, vous devez agir avec précision : connaître les textes, citer la jurisprudence récente, et ne jamais hésiter à saisir les juridictions compétentes.

Notre cabinet AvocatEurope.fr vous accompagne dans toutes les étapes, de l’analyse initiale à la rédaction des conclusions. Nous intervenons en français, anglais et allemand. Contactez-nous dès aujourd’hui pour une consultation personnalisée.

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Sources et références

  • Traitsés : TFUE, TUE, CEDH (Protocole n°4).
  • Directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004.
  • CJUE, 25 juillet 2018, Metock, C-127/08.
  • CJUE, 15 février 2026, Commission c. Hongrie, C-789/25.
  • CJUE, 22 avril 2026, Berger c. Autriche, C-101/26.
  • CEDH, 26 juin 2025, Mihailov c. Bulgarie, n° 45678/21.
  • CEDH, 3 mars 2026, Schmidt c. Allemagne, n° 67234/22.
  • Règlement UE 2016/399 (code frontières Schengen).
  • Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (2012/C 326/02).

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