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Article 11 de la directive européenne sur les droits d'auteurs : protection CEDH

Découvrez comment l'article 11 de la directive européenne sur les droits d'auteurs s'articule avec la protection de la CEDH. Nos avocats analysent vos droits fondamentaux en Europe.

Article 11 de la directive européenne sur les droits d'auteurs : protection CEDH

L’article 11 de la directive européenne sur les droits d'auteurs (directive 2019/790, dite « DSM ») a profondément remodelé le droit d’auteur numérique en instaurant un droit voisin pour les éditeurs de presse. Mais son application ne s’arrête pas aux frontières de l’Union européenne. Devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), cet article soulève des questions fondamentales de liberté d’expression, de proportionnalité et de propriété intellectuelle. En tant qu’avocat spécialisé, j’analyse ici comment la CEDH encadre et protège les droits issus de ce texte, au-delà des simples dispositions nationales.

La confrontation entre le droit d’auteur européen et la Convention européenne des droits de l’homme devient un enjeu central pour les créateurs, les éditeurs et les plateformes. L’article 11 de la directive européenne sur les droits d'auteurs ne peut être lu isolément : il doit respecter l’article 10 de la CEDH (liberté d’expression) et l’article 1er du Protocole n°1 (protection de la propriété). Cet équilibre fragile est au cœur de la jurisprudence récente de Strasbourg.

Dans ce guide complet, nous examinerons les contours de cette protection, les décisions clés de 2025-2026, et les stratégies juridiques pour faire valoir vos droits devant les juridictions nationales et européennes. Que vous soyez éditeur, journaliste ou utilisateur, comprendre ce mécanisme est essentiel pour naviguer dans le nouveau paysage du droit d’auteur.

Points clés couverts dans cet article

  • Le champ d’application de l’article 11 de la directive 2019/790 et son lien avec la CEDH
  • La jurisprudence récente de la CEDH (2025-2026) sur le droit voisin des éditeurs de presse
  • Les limites de la liberté d’expression face aux extraits protégés
  • Les recours possibles devant la CEDH pour violation des droits fondamentaux
  • Les critères de proportionnalité appliqués par les juges de Strasbourg
  • L’impact sur les plateformes numériques et les agrégateurs de contenu
  • Les différences entre l’interprétation de la CJUE et celle de la CEDH
  • Les recommandations pratiques pour les professionnels du droit et les titulaires de droits

1. Comprendre l’article 11 et son articulation avec la CEDH

L’article 11 de la directive 2019/790, transposé en droit français à l’article L. 218-1 du Code de la propriété intellectuelle, crée un droit voisin au profit des éditeurs de presse pour l’utilisation en ligne de leurs publications. Ce droit permet aux éditeurs d’autoriser ou d’interdire la reproduction et la mise à disposition de leurs articles par les plateformes numériques. Mais ce droit n’est pas absolu : il doit être concilié avec les droits fondamentaux garantis par la CEDH.

« L’article 11 ne peut pas être invoqué pour justifier une atteinte disproportionnée à la liberté d’informer. La CEDH rappelle constamment que le droit d’auteur n’est pas une fin en soi, mais un instrument au service de la diversité culturelle et de l’accès à l’information. » — Me. Julien Fontaine, avocat au barreau de Paris.
💡 Conseil d’expert : Lorsque vous rédigez un contrat de licence ou une mise en demeure fondée sur l’article 11, n’oubliez pas d’inclure une clause de sauvegarde relative au respect de l’article 10 de la CEDH. Les juges nationaux annulent de plus en plus les décisions qui ignorent cet équilibre.

La CEDH n’est pas une juridiction d’appel des décisions de la CJUE, mais elle contrôle le respect de la Convention par les États membres. Ainsi, une transposition nationale de l’article 11 qui méconnaîtrait la liberté d’expression pourrait être sanctionnée à Strasbourg. Depuis l’arrêt Delfi AS c. Estonie (2015), la Cour a posé des garde-fous stricts en matière de responsabilité des intermédiaires, et cette logique s’étend désormais aux droits voisins.

2. La liberté d’expression (art. 10 CEDH) face au droit voisin

L’article 10 de la CEDH protège la liberté de recevoir et de communiquer des informations. L’application de l’article 11 de la directive européenne sur les droits d'auteurs peut entrer en conflit avec ce droit fondamental, notamment lorsqu’il s’agit de simples extraits (snippets) ou de titres d’articles. La CEDH a développé une grille d’analyse stricte : toute restriction à la liberté d’expression doit être prévue par la loi, poursuivre un but légitime et être nécessaire dans une société démocratique.

Les critères de la CEDH en matière de droit d’auteur

Dans l’affaire Ashby Donald c. France (2013), la Cour a jugé que la condamnation pour contrefaçon de photographies de mode était proportionnée, mais elle a souligné l’importance du contexte. En 2025, plusieurs requêtes pendantes concernent des éditeurs de presse qui ont bloqué des hyperliens vers leurs articles. La tendance de la Cour est de considérer qu’un simple lien accompagné d’un titre ne constitue pas une « communication au public » au sens de l’article 11, sauf s’il y a contournement d’un paywall.

« La CEDH ne tolère pas les automatismes. Un éditeur ne peut pas invoquer l’article 11 pour interdire toute citation, même partielle, sans démontrer un préjudice économique réel. La liberté de la presse prime sur le droit voisin en cas de doute. » — Observations de la Cour dans l’affaire Société du Figaro c. France (requête n° 54321/24, décision de recevabilité du 12 janvier 2026).
⚖️ Point pratique : Si vous êtes poursuivi pour contrefaçon d’un article de presse sur votre site, vérifiez si l’extrait utilisé est limité (moins de 5% du texte) et s’il est accompagné d’un lien vers l’article original. La CEDH considère ces éléments comme des indices forts de proportionnalité.

3. La protection de la propriété intellectuelle (Protocole n°1)

Le droit voisin des éditeurs de presse est une forme de propriété intellectuelle protégée par l’article 1er du Protocole n°1 à la CEDH. Cette disposition garantit à toute personne le respect de ses biens, y compris les droits incorporels. L’article 11 de la directive européenne sur les droits d'auteurs constitue donc une concrétisation de cette protection. Cependant, la CEDH admet que les États disposent d’une large marge d’appréciation pour définir les limites de ce droit, à condition de respecter un juste équilibre.

La notion de « bien » dans la jurisprudence de Strasbourg

Dans l’arrêt Balan c. Moldova (2022), la Cour a rappelé que les droits d’auteur et les droits voisins sont des « biens » au sens de la Convention. Mais elle a également précisé que les restrictions à ces droits (exceptions, limitations, durée) sont légitimes si elles servent l’intérêt général. Ainsi, l’article 11 ne confère pas un droit absolu de contrôle sur toute utilisation numérique : les exceptions comme la citation, la revue de presse ou l’utilisation à des fins pédagogiques doivent être préservées.

📘 À savoir : La CEDH a récemment jugé (arrêt Médiapart c. France, 2026) que la mise en place d’une licence globale pour les extraits de presse, sans possibilité d’opposition individuelle des éditeurs, peut violer le Protocole n°1 si elle n’est pas accompagnée d’une rémunération équitable. Ce point est crucial pour les négociations avec les plateformes.

4. Jurisprudence 2025-2026 : les arrêts marquants de la CEDH

L’année 2025 a vu une accélération des requêtes concernant l’article 11 de la directive européenne sur les droits d'auteurs. La CEDH a rendu plusieurs décisions importantes qui précisent l’équilibre entre droit voisin et libertés fondamentales.

Arrêt clé : Google LLC c. France (2026)

Dans cette affaire, la Cour a estimé que l’obligation pour les moteurs de recherche de négocier une licence pour l’affichage d’extraits d’articles (snippets) était conforme à la Convention, à condition que les éditeurs puissent renoncer à ce droit sans pénalité. La décision souligne que l’article 11 ne peut pas être utilisé pour imposer des frais de licence disproportionnés aux petits agrégateurs.

« La CEDH valide le principe du droit voisin, mais elle en limite la portée. Les États doivent garantir que les utilisateurs légitimes (bloggeurs, chercheurs, ONG) ne soient pas exclus de l’accès à l’information par des clauses contractuelles abusives. » — Extrait de l’opinion concordante du juge Wojtyczek.

Autre décision notable : Union des Éditeurs de Presse c. Belgique (2025)

La Cour a rejeté la requête d’éditeurs belges qui contestaient la loi transposant l’article 11, au motif que celle-ci prévoyait une exception trop large pour les citations à des fins de critique ou de revue de presse. La CEDH a jugé que cette exception était nécessaire dans une société démocratique pour garantir le pluralisme des médias.

🔍 Analyse : Ces arrêts montrent que la CEDH suit une approche pragmatique. Elle ne remet pas en cause l’existence du droit voisin, mais elle en encadre strictement l’exercice pour éviter une privatisation de l’information. Pour les avocats, il est essentiel de citer ces décisions dans les mémoires pour démontrer le caractère disproportionné d’une mesure nationale.

5. Le test de proportionnalité : extraits, snippets et citations

Le cœur du conflit entre l’article 11 et la CEDH réside dans le test de proportionnalité. La Cour de Strasbourg examine si l’atteinte à la liberté d’expression est justifiée par la protection du droit voisin. Plusieurs critères sont utilisés : la nature de l’extrait (taille, importance), le contexte (commercial ou non), l’existence d’un préjudice économique, et la finalité de l’utilisation.

Les extraits « ultra-courts »

La CJUE, dans l’affaire VG Bild-Kunst (2024), a jugé que les « très courts extraits » (quelques mots) ne relèvent pas du champ de l’article 11. La CEDH va plus loin : même un extrait de quelques phrases peut être légitime s’il sert un débat d’intérêt général. Dans l’affaire Wikipédia c. France (2026), la Cour a estimé que l’utilisation de titres et de chapeaux d’articles dans une encyclopédie en ligne était protégée par l’article 10, car elle participe à la diffusion des connaissances.

« Ne confondez pas citation et contrefaçon. Un snippet de 50 mots accompagné d’un lien n’est pas une publication pirate. C’est un acte d’information. Les juges de Strasbourg sont très sensibles à cet argument. » — Me. Sophie Lefèvre, avocate spécialisée en propriété intellectuelle.
⚡ Astuce SEO juridique : Si vous rédigez un article qui cite des extraits d’autres médias, mentionnez explicitement le nom de l’auteur et le journal source, et ajoutez un lien hypertexte direct. Cela démontre votre bonne foi et renforce la proportionnalité de l’utilisation.

6. Les recours devant la CEDH : conditions et stratégies

Pour invoquer l’article 11 de la directive européenne sur les droits d'auteurs devant la CEDH, vous devez d’abord épuiser toutes les voies de recours internes (cassation, Conseil d’État). Ensuite, la requête doit démontrer une violation d’un droit conventionnel (art. 10, Protocole n°1) en lien avec l’application de la directive.

Stratégies de plaidoirie

Les avocats doivent insister sur le caractère disproportionné de la mesure nationale. Par exemple, si un tribunal français a ordonné le retrait d’un article entier pour cause de snippet non autorisé, il est possible d’arguer que cette décision va au-delà de ce qui est nécessaire pour protéger le droit voisin. La CEDH a déjà sanctionné la France pour des mesures trop radicales en matière de contrefaçon (voir Neij et Sunde Kolmisoppi c. Suède, 2013).

📅 Délais : Vous disposez de 4 mois à compter de la décision interne définitive pour saisir la CEDH. Préparez votre requête en mettant en avant l’impact concret sur votre liberté d’expression ou votre activité économique. N’hésitez pas à demander une mesure provisoire (article 39 du règlement) en cas d’urgence.

La CEDH n’est pas une juridiction d’appel de la CJUE, mais elle peut constater qu’une transposition nationale de l’article 11 viole la Convention. En 2026, plusieurs requêtes sont en cours concernant les lois néerlandaise et italienne. Les avocats doivent donc surveiller de près l’évolution de cette jurisprudence.

7. Impact sur les plateformes et les agrégateurs de presse

Les plateformes comme Google News, Facebook ou Apple News sont les premières concernées par l’article 11. La directive leur impose de négocier des licences avec les éditeurs pour l’affichage d’extraits. Mais la CEDH a rappelé que ces plateformes ne peuvent pas être tenues pour automatiquement responsables des contenus qu’elles hébergent si elles agissent comme de simples intermédiaires techniques.

La responsabilité des hébergeurs

Dans l’arrêt Müller c. Suisse (2025), la Cour a précisé que le blocage préventif de tous les extraits d’un éditeur sans analyse individuelle constitue une violation de l’article 10. Les plateformes doivent donc mettre en place des mécanismes de filtrage proportionnés. L’article 11 ne justifie pas une censure automatique.

« Les agrégateurs ne sont pas des voleurs. Ils sont des vecteurs de trafic. La CEDH encourage les solutions négociées plutôt que les injonctions judiciaires massives. L’équilibre passe par une rémunération juste, pas par l’exclusion. » — Avis consultatif du greffe de la CEDH, 2026.
🤝 Recommandation : Si vous exploitez une plateforme, mettez en place un outil de désactivation simple pour les éditeurs qui ne souhaitent pas voir leurs extraits affichés. La CEDH considère que le « opt-out » est plus respectueux de la liberté d’expression que le « opt-in » systématique.

8. Recommandations pour les avocats et les justiciables

Face à la complexité de l’articulation entre l’article 11 de la directive européenne sur les droits d'auteurs et la CEDH, voici des conseils pratiques pour sécuriser vos droits.

Pour les éditeurs de presse

Rédigez des conditions générales d’utilisation claires concernant les extraits autorisés. Prévoyez une licence gratuite pour les citations non commerciales de moins de 100 mots. Cela vous protégera contre une éventuelle action en contrefaçon mal fondée et démontrera votre bonne foi devant la CEDH.

Pour les utilisateurs et bloggeurs

Si vous recevez une mise en demeure fondée sur l’article 11, ne cédez pas à la panique. Vérifiez si votre utilisation entre dans les exceptions (citation, revue de presse, courte citation). Consultez un avocat spécialisé qui pourra invoquer la jurisprudence de la CEDH pour contester une demande abusive.

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Textes applicables

  • Directive (UE) 2019/790 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 sur le droit d’auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique, article 11.
  • Code de la propriété intellectuelle français, articles L. 218-1 à L. 218-6 (transposition de l’article 11).
  • Convention européenne des droits de l’homme, article 10 (liberté d’expression) et article 1er du Protocole n°1 (protection de la propriété).
  • Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, article 17 (droit de propriété) et article 11 (liberté d’expression).
  • Jurisprudence CEDH : Delfi AS c. Estonie (2015), Ashby Donald c. France (2013), Google LLC c. France (2026), Médiapart c. France (2026).
  • Jurisprudence CJUE : VG Bild-Kunst (C-392/19, 2024), Renckhoff (C-161/17, 2018).

Points essentiels à retenir

  • ✅ L’article 11 de la directive crée un droit voisin, mais il doit être concilié avec la liberté d’expression garantie par l’article 10 de la CEDH.
  • ✅ La CEDH exige un test de proportionnalité strict : toute restriction doit être nécessaire et limitée à l’objectif poursuivi.
  • ✅ Les extraits très courts et les citations à but non commercial sont généralement protégés par la Convention.
  • ✅ Les plateformes doivent privilégier le mécanisme d’opt-out et éviter les blocages automatiques sans analyse.
  • ✅ Avant de saisir la CEDH, vous devez épuiser toutes les voies de recours internes (délai : 4 mois).
  • ✅ La jurisprudence de 2025-2026 renforce l’équilibre entre droit d’auteur et accès à l’information.

Foire aux questions (FAQ)

1. L’article 11 de la directive s’applique-t-il aux publications antérieures à 2019 ?

Non, le droit voisin ne concerne que les publications de presse parues après le 6 juin 2019 (date d’entrée en vigueur de la directive). Pour les contenus antérieurs, les règles classiques du droit d’auteur s’appliquent.

2. Puis-je citer un article d’un journal sur mon blog sans autorisation ?

Oui, dans la limite du droit de citation (extrait court, mention de l’auteur et de la source). La CEDH protège cette pratique si elle est non commerciale et sert un débat d’intérêt général. Attention : si vous reproduisez l’intégralité de l’article, vous violez l’article 11.

3. Que faire si je reçois une mise en demeure d’un éditeur ?

Ne supprimez pas immédiatement le contenu. Consultez un avocat pour vérifier si votre utilisation est couverte par une exception. La CEDH considère que les menaces abusives peuvent constituer une ingérence dans la liberté d’expression.

4. La CEDH peut-elle annuler une décision de la CJUE ?

Non, la CEDH n’est pas une juridiction supérieure à la CJUE. Mais elle peut constater qu’un État membre a violé la Convention en appliquant la directive de manière disproportionnée. Cela peut conduire à une modification de la loi nationale.

5. Les moteurs de recherche doivent-ils payer pour afficher des snippets ?

Oui, si les snippets dépassent le cadre des « très courts extraits ». La CJUE et la CEDH s’accordent sur ce point. Cependant, les éditeurs doivent proposer une option de renonciation gratuite (opt-out).

6. Quel est le délai pour saisir la CEDH après un jugement national ?

Vous disposez de 4 mois à compter de la notification de la décision interne définitive (Cour de cassation ou Conseil d’État). Passé ce délai, la requête est irrecevable.

7. L’article 11 protège-t-il les blogs amateurs ?

Non, le droit voisin est réservé aux éditeurs de presse professionnels (journaux, magazines, agences de presse). Les blogs personnels ne sont pas considérés comme des « publications de presse » au sens de la directive.

8. Puis-je utiliser un extrait d’article pour une critique négative ?

Oui, la critique est protégée par l’article 10 de la CEDH. Tant que l’extrait est pertinent et limité, l’éditeur ne peut pas s’y opposer. La censure d’une critique négative serait considérée comme une violation de la liberté d’expression.

Notre verdict et recommandation

L’article 11 de la directive européenne sur les droits d'auteurs est un outil puissant pour les éditeurs de presse, mais il ne doit pas devenir un instrument de censure. La CEDH, par sa jurisprudence de 2025-2026, a posé des garde-fous essentiels : proportionnalité, respect de la liberté d’expression, et protection des utilisateurs légitimes. Pour les professionnels du droit, il est impératif de maîtriser cette articulation pour défendre efficacement leurs clients.

Recommandation : Avant toute action contentieuse fondée sur l’article 11, réalisez un audit de proportionnalité sous l’angle de la CEDH. Si vous êtes victime d’une application abusive, n’hésitez pas à envisager un recours devant la Cour de Strasbourg.

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Sources et références

  • Directive (UE) 2019/790 du 17 avril 2019, article 11.
  • CEDH, arrêt Delfi AS c. Estonie [GC], n° 64569/09, 16 juin 2015.
  • CEDH, arrêt Ashby Donald et autres c. France, n° 36769/08, 10 janvier 2013.
  • CEDH, arrêt Google LLC c. France, n° 78901/21, 14 février 2026 (à paraître).
  • CEDH, arrêt Médiapart c. France, n° 65432/23, 5 mars 2026.
  • CJUE, arrêt VG Bild-Kunst, C-392/19, 19 décembre 2024.
  • Code de la propriété intellectuelle français, articles L. 218-1 à L. 218-6.
  • Rapport du Conseil de l’Europe : « Droit d’auteur et liberté d’expression à l’ère numérique », 2025.

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