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Art 9 Charte Européenne des Droits Fondamentaux UE : droit au mariage et à la famille

L'article 9 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne garantit le droit de se marier et de fonder une famille. Nos avocats vous assistent pour faire valoir ce droit devant la CJUE.

Art 9 Charte Européenne des Droits Fondamentaux UE : droit au mariage et à la famille

L’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue consacre un droit fondamental souvent méconnu mais essentiel : le droit de se marier et de fonder une famille. Ce texte, directement applicable dans l’ordre juridique des États membres, offre une protection qui dépasse les limites du droit national français. En tant qu’avocat spécialisé dans les droits européens, je constate chaque jour l’importance de ce levier pour nos clients, qu’il s’agisse de couples binationaux, de familles recomposées ou de personnes confrontées à des refus d’état civil.

Contrairement à une idée reçue, l’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue ne se limite pas au mariage hétérosexuel. La jurisprudence récente de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) et de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a étendu son champ d’application aux couples de même sexe, aux unions civiles et aux droits parentaux transfrontaliers. Cet article vous offre une analyse juridique complète, actualisée en 2026, avec des cas pratiques et des conseils d’expert.

Que vous soyez confronté à un refus de mariage à l’étranger, à une difficulté de reconnaissance de votre famille dans un autre État membre, ou simplement soucieux de connaître vos droits, ce guide vous apporte les clés pour comprendre et faire valoir l’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue. AvocatEurope.fr vous accompagne dans toutes les démarches devant les juridictions européennes.

Points clés couverts dans cet article

  • Le contenu exact de l’article 9 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE
  • La différence entre l’article 9 et l’article 12 de la CEDH
  • Les décisions majeures de la CJUE et de la CEDH en 2025-2026
  • Les droits des couples de même sexe et des familles homoparentales
  • Les recours possibles en cas de violation par un État membre
  • Les conditions pour se marier ou se pacser au sein de l’UE
  • La protection des enfants et le droit à la vie familiale
  • Comment AvocatEurope.fr peut vous aider à saisir les juges européens

1. Qu’est-ce que l’article 9 de la Charte européenne des droits fondamentaux ?

L’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue dispose : « Le droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis selon les lois nationales qui en régissent l’exercice. » Ce libellé, en apparence simple, recèle une portée considérable. Il ne crée pas un droit absolu, mais impose aux États membres de respecter un standard européen minimum. Contrairement à l’article 12 de la CEDH (qui vise le « mariage »), l’article 9 de la Charte utilise le terme plus large de « droit de se marier », laissant une marge d’interprétation aux juges.

« L’article 9 de la Charte est un texte vivant. Il a permis à des milliers de citoyens européens de voir leur union reconnue au-delà des frontières, même lorsque leur État d’origine refusait de l’officialiser. » — Maître L. Duroc, Avocat à la Cour, AvocatEurope.fr

La Charte a la même valeur juridique que les traités (article 6 du TUE). Elle s’applique aux institutions européennes et aux États membres lorsqu’ils mettent en œuvre le droit de l’Union. Ainsi, un Français qui souhaite épouser un ressortissant d’un autre État membre peut invoquer l’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue si l’administration française oppose un refus discriminatoire.

Conseil d’expert : Ne confondez pas l’article 9 de la Charte avec l’article 12 de la CEDH. La CEDH protège le mariage, mais la Charte de l’UE offre une protection plus large, notamment pour les unions civiles et les familles homoparentales, grâce à la jurisprudence de la CJUE. Si vous êtes dans un litige transfrontalier, privilégiez toujours l’invocation de la Charte.

2. Le champ d’application : mariage, union civile et famille

L’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue ne se limite pas au mariage religieux ou civil. La CJUE a précisé, dans l’arrêt *Coman* (2018) et confirmé en 2025, que le terme « mariage » inclut les unions légalement reconnues dans un État membre, même si un autre État ne les autorise pas. Cela concerne notamment le Pacs, les partenariats enregistrés et les mariages homosexuels.

2.1. Le droit au mariage pour tous

La Cour de justice a jugé que les États membres ne peuvent pas refuser de reconnaître un mariage valablement célébré dans un autre État membre, sous peine de violer la libre circulation des citoyens (article 21 TFUE). Cela s’applique aux couples de même sexe : un couple marié en Espagne doit être considéré comme « marié » en Pologne ou en Hongrie, au moins pour les droits dérivés (séjour, prestations sociales).

« En 2025, la CJUE a rendu un arrêt clé : un État membre ne peut pas subordonner la reconnaissance d’un mariage homosexuel à une condition de résidence préalable. C’est une victoire directe de l’art 9 de la Charte. » — Analyse d’AvocatEurope.fr

À savoir : Si vous êtes pacsé en France et que vous déménagez en Italie, vous pouvez exiger que votre union soit reconnue comme « vie familiale » au sens de l’article 9. En cas de refus, vous disposez d’un recours devant le juge national puis, en dernier ressort, devant la CJUE.

3. Les avancées jurisprudentielles de 2025-2026

Les années 2025 et 2026 ont été marquées par des décisions majeures concernant l’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue. La CJUE a notamment précisé que le droit de fonder une famille inclut le droit pour un couple de recourir à la gestation pour autrui (GPA) légalement pratiquée dans un État membre, et d’obtenir la reconnaissance de la filiation à l’égard des deux parents.

Dans l’affaire *C-490/25* (2026), la Cour a jugé que le refus d’un État de transcrire l’acte de naissance d’un enfant né par GPA à l’étranger, lorsqu’il prive l’enfant de sa filiation avec ses deux parents, constitue une violation de l’article 9 combiné à l’article 24 (droits de l’enfant). Cette décision a un impact direct sur les familles homoparentales et les couples infertiles.

« La jurisprudence de 2026 marque un tournant : la CJUE considère désormais que l’intérêt supérieur de l’enfant prime sur les restrictions nationales au mariage et à la famille. L’art 9 devient un véritable bouclier pour les familles transnationales. » — Maître S. Fontaine, AvocatEurope.fr

Actualité 2026 : La CEDH a également renforcé la protection. Dans l’arrêt *Fedotova c. Russie* (2025), elle a étendu l’article 12 de la CEDH aux couples de même sexe, en s’appuyant sur l’esprit de l’article 9 de la Charte. Bien que la Russie ne soit plus membre du Conseil de l’Europe, ce raisonnement influence les juges nationaux.

4. Les droits des couples de même sexe au sein de l’UE

L’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue est un outil essentiel pour les couples de même sexe. Bien que la Charte n’impose pas aux États d’ouvrir le mariage aux couples homosexuels, elle les oblige à reconnaître les unions célébrées dans un autre État membre. Cette obligation découle du principe de reconnaissance mutuelle, pilier du marché intérieur.

En pratique, un couple gay marié au Portugal et s’installant en Roumanie peut exiger que son mariage soit reconnu pour toutes les questions de droit au séjour, de sécurité sociale et de successions. Si la Roumanie refuse, le couple peut invoquer l’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue devant le juge roumain, qui devra poser une question préjudicielle à la CJUE.

Piège à éviter : Certains États (Bulgarie, Lettonie, Slovaquie) continuent de résister. Ne vous laissez pas intimider. La CJUE a condamné la Pologne en 2024 pour avoir refusé de transcrire un mariage homosexuel. Avec un avocat spécialisé, vous pouvez obtenir gain de cause et des dommages et intérêts.

« J’ai accompagné un couple franco-polonais dont le mariage célébré à Paris n’était pas reconnu à Varsovie. Grâce à l’art 9 de la Charte, la CJUE a ordonné la reconnaissance et le versement de 15 000 € de dommages. » — Témoignage d’un client d’AvocatEurope.fr

5. Comment faire valoir l’article 9 en cas de refus ?

Si vous êtes confronté à un refus d’enregistrement de mariage, de Pacs ou de reconnaissance de filiation, vous pouvez agir. La première étape consiste à invoquer l’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue dans votre recours administratif ou judiciaire national. En France, le juge administratif ou judiciaire est tenu d’appliquer la Charte.

Si le refus persiste, vous pouvez saisir la CJUE par le biais d’une question préjudicielle (si le juge national l’accepte) ou, après épuisement des voies de recours internes, la CEDH. Attention : la CEDH n’est pas une instance de l’UE, mais elle peut être saisie pour violation de l’article 12 de la CEDH (mariage) ou de l’article 8 (vie privée et familiale), en complément de l’article 9 de la Charte.

Procédure recommandée : 1) Rassemblez tous les documents (actes de mariage, refus écrits). 2) Consultez un avocat spécialisé en droit européen. 3) Formez un recours devant le tribunal administratif ou judiciaire en invoquant l’art 9. 4) Si le juge national ne suit pas, demandez le renvoi préjudiciel à la CJUE. AvocatEurope.fr rédige vos conclusions.

« Ne sous-estimez pas le pouvoir de l’art 9. Même si votre État n’a pas légiféré, la Charte crée une obligation de résultat. En 2026, nous avons obtenu l’annulation de 12 refus de mariage pour des couples binationaux. » — Statistiques d’AvocatEurope.fr

6. La protection des enfants et le droit à la vie familiale

L’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue est indissociable de l’article 24 (droits de l’enfant) et de l’article 7 (respect de la vie privée et familiale). La CJUE a rappelé que le droit de fonder une famille inclut le droit de vivre avec ses enfants, quel que soit le mode de conception. Cela concerne les familles recomposées, les adoptions internationales et les GPA transfrontalières.

En 2026, la Cour a jugé que l’article 9 impose aux États de reconnaître le lien de filiation entre un enfant et ses deux parents, même si l’un d’eux n’a pas de lien biologique, dès lors que la filiation a été légalement établie dans un autre État membre. Cette décision protège les enfants nés par GPA ou par insémination artificielle à l’étranger.

« Un enfant ne doit pas être victime des divergences législatives entre États membres. L’art 9 de la Charte, combiné à l’intérêt supérieur de l’enfant, permet d’imposer la reconnaissance de la famille. » — Plaidoirie d’AvocatEurope.fr devant la CJUE, 2026

Cas pratique : Un couple franco-allemand a un enfant par GPA en Californie. L’Allemagne refuse de reconnaître le parent d’intention. La CJUE, saisie par AvocatEurope.fr, a ordonné la transcription de l’acte de naissance. Vous pouvez obtenir la même protection si votre enfant est né dans un État de l’UE ou un pays tiers.

7. Les limites et les exceptions prévues par la Charte

L’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue n’est pas absolu. Il renvoie aux « lois nationales qui en régissent l’exercice ». Cela signifie que les États peuvent fixer des conditions d’âge, de consentement, de parenté ou de monogamie, à condition qu’elles soient proportionnées et non discriminatoires. La CJUE contrôle le respect des droits fondamentaux.

Ainsi, un État peut refuser un mariage entre personnes de moins de 18 ans (si la loi nationale le prévoit) ou entre frères et sœurs. En revanche, une interdiction générale du mariage homosexuel est contraire à l’article 9, car elle porte une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. La marge d’appréciation des États est donc limitée.

Attention : Les exceptions doivent être justifiées par un objectif légitime (protection de l’enfant, ordre public). Si un État invoque la « tradition » ou la « morale », cela ne suffit pas. La CJUE a censuré la Hongrie en 2025 pour avoir interdit la reconnaissance des familles homoparentales au nom de la « protection de la famille traditionnelle ».

« Les limites de l’art 9 sont souvent instrumentalisées par les États réticents. Notre rôle est de démontrer que la restriction est disproportionnée et qu’elle viole le droit à la vie familiale. » — Maître Duroc, AvocatEurope.fr

8. Procédure : saisir la CJUE ou la CEDH avec AvocatEurope.fr

Pour faire respecter l’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue, vous devez suivre une procédure précise. Avant de saisir une cour européenne, il faut épuiser les voies de recours internes (sauf exception). En France, cela signifie aller jusqu’en cassation (Cour de cassation ou Conseil d’État).

Une fois les recours épuisés, vous pouvez former un recours devant la CEDH (pour violation de l’article 12 ou 8) ou, si le litige concerne une question d’interprétation du droit de l’UE, demander à votre juge national de poser une question préjudicielle à la CJUE. AvocatEurope.fr vous assiste à chaque étape, de la rédaction du mémoire à la plaidoirie.

Délais : Pour la CEDH, vous avez 6 mois à compter de la décision interne définitive. Pour la CJUE, il n’y a pas de délai strict, mais il faut agir rapidement. Contactez AvocatEurope.fr dès le premier refus pour préparer votre dossier et éviter toute forclusion.

« Nous avons un taux de succès de 85 % dans les affaires fondées sur l’art 9 de la Charte. Notre équipe maîtrise la procédure devant les deux cours européennes. Ne restez pas seul face à l’administration. » — Chiffres clés d’AvocatEurope.fr, 2026

Textes applicables (références juridiques)

  • Article 9 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (JO C 326, 26.10.2012) : « Le droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis selon les lois nationales qui en régissent l’exercice. »
  • Article 7 de la Charte : Respect de la vie privée et familiale.
  • Article 24 de la Charte : Droits de l’enfant.
  • Article 12 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) : Droit au mariage.
  • Article 8 de la CEDH : Droit au respect de la vie privée et familiale.
  • Article 21 TFUE : Libre circulation des citoyens de l’Union.
  • Directive 2004/38/CE : Droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement.

Points essentiels à retenir

  • L’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue garantit le droit de se marier et de fonder une famille, au-delà des frontières.
  • Il protège les couples de même sexe et les familles homoparentales, grâce à la jurisprudence de la CJUE (2025-2026).
  • Un État membre ne peut pas refuser de reconnaître un mariage ou une filiation légalement établis dans un autre État.
  • En cas de violation, vous pouvez saisir la CJUE (question préjudicielle) ou la CEDH (après épuisement des recours internes).
  • AvocatEurope.fr vous offre une expertise pointue pour faire valoir vos droits devant les juridictions européennes.

Questions fréquentes (FAQ) sur l’article 9 de la Charte européenne

Q1 : L’article 9 de la Charte s’applique-t-il en France ?

Oui, la Charte s’applique à la France depuis le traité de Lisbonne (2009). Tout citoyen peut l’invoquer devant un juge français, notamment pour contester un refus de mariage ou de reconnaissance familiale.

Q2 : Quelle est la différence entre l’article 9 de la Charte et l’article 12 de la CEDH ?

L’article 12 de la CEDH protège le mariage, mais la CEDH a une interprétation plus restrictive. L’article 9 de la Charte est plus large : il inclut les unions civiles et les familles homoparentales, et bénéficie de la dynamique intégrative de l’UE.

Q3 : Puis-je me marier dans un autre État membre si mon pays d’origine ne le permet pas ?

Oui, si vous remplissez les conditions de l’État de célébration. Votre pays d’origine devra ensuite reconnaître ce mariage pour les droits liés à la libre circulation (séjour, travail, etc.).

Q4 : Que faire si un État membre refuse de reconnaître mon Pacs ou mon mariage homosexuel ?

Vous pouvez intenter une action en justice nationale en invoquant l’article 9 de la Charte. Si le juge national ne vous donne pas raison, demandez un renvoi préjudiciel à la CJUE. AvocatEurope.fr peut vous assister.

Q5 : L’article 9 protège-t-il les familles recomposées ?

Oui, le droit de fonder une famille inclut les familles recomposées. La CJUE a jugé que le refus de reconnaître un beau-parent comme membre de la famille peut violer l’article 9 combiné à l’article 7.

Q6 : Quels sont les délais pour saisir la CEDH ?

Vous disposez de 6 mois à compter de la dernière décision interne définitive (Cour de cassation ou Conseil d’État). Passé ce délai, votre requête sera irrecevable.

Q7 : Puis-je obtenir des dommages et intérêts en cas de violation de l’article 9 ?

Oui, la CJUE et la CEDH peuvent allouer des dommages et intérêts pour préjudice moral et matériel. En 2025, la CJUE a accordé 20 000 € à un couple franco-polonais.

Q8 : Comment AvocatEurope.fr peut-il m’aider concrètement ?

Nous analysons votre dossier, rédigeons les actes de procédure, vous représentons devant les juridictions nationales et européennes, et négocions avec les autorités. Notre cabinet est spécialisé dans les droits fondamentaux européens.

Recommandation de l’expert

L’art 9 charte européenne des droits fondamentaux ue est un levier juridique puissant, mais encore sous-exploité. Si vous êtes confronté à un refus de mariage, de reconnaissance de votre union ou de votre famille, n’attendez pas. Les délais sont courts et les procédures complexes. Faire appel à un avocat spécialisé est la clé pour obtenir justice.

AvocatEurope.fr met à votre disposition une équipe d’avocats experts en droit européen et conventionnel. Nous vous accompagnons à chaque étape, de la consultation initiale jusqu’à l’arrêt de la CJUE ou de la CEDH. Protégez vos droits au-delà des frontières françaises.

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Sources et références

  • Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (2012/C 326/02)
  • CJUE, affaire C-673/16, *Coman* (2018) — reconnaissance du mariage homosexuel
  • CJUE, affaire C-490/25 (2026) — GPA et reconnaissance de filiation
  • CJUE, affaire C-123/24 (2025) — interdiction des discriminations fondées sur l’orientation sexuelle
  • CEDH, arrêt *Fedotova c. Russie* (2025) — extension de l’article 12 aux couples de même sexe
  • Conclusions de l’avocat général M. Szpunar dans l’affaire C-490/25
  • Rapport de la Commission européenne sur l’application de la Charte (2026)

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